Un monde bien étrange et sombre dont le seul but est...la survie!
 
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 Acharnement

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Emily Hart
Indépendant
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Date d'inscription : 31/07/2009

MessageSujet: Acharnement   Ven 31 Juil - 20:15

Une espèce de capharnaüm explosa dans la rue. Le spectacle était navrant. Voire grotesque. Tout s'écroulait un peu plus, prouvant au monde que quand tout semblait cassé, on pouvait encore casser plus. Ici, le bruit avait pour origine un bâtiment sur le côté qui venait de s'écrouler. Le point positif de cette journée était quand même le magnifique ciel bleu. Pour une fois qu'on crevait de chaud. Dans les films avec les zombies, il fait toujours nuit, ou il pleut. Dans la réalité, on avait encore la chance d'avoir un beau ciel bleu. Bon, okay, on ne pouvait pas vraiment en profiter, mais c'était mieux que rien. Les bâtisses qui bordaient la rue n'était que débris. La rue elle même ne semblait pas avoir été un jour conçue pour que des gens roulent ou marchent dessus. De toute manière, quelle importance ? Les survivants peinaient à abandonner leur passé, s'accrochant à de vains espoirs. Ici, on en voyait certains qui se cachaient derrière les restes de ce qui avait du être un jour leur maison. Mais au fond, ils étaient condamnés. Ils vivaient, ils erraient, dans des rues vides, sans ressources. En revanche, il y avait parmi eux des zombies. On les voyait flairer la chair humaine. On voyait des cadavres, des charognes, sur le sol. Quel gâchis !

Emily entreprit de descendre la rue. Sans trop se poser de question, elle marchait en plein milieu de la rue. Elle avait sa petite jupe noire, ses bottes noires et sa veste de cuir. Dans le dos, un sac à dos de provisions qu'elle avait trouvé dans une maison vide. Dans ses mains la batte de base-ball qu'elle avait subtilisé dans une autre habitations, en même temps que le double lame dans sa poche. Ce couteau, elle avait du s'entraîner pour le maîtriser. Ce n'était vraiment pas banal. La première fois qu'elle avait voulu l'utiliser contre un zombie, elle s'était coupé. Elle avait du le finir à la batte, et un peu à la main aussi. Elle n'était vraiment plus la femme d'avant, elle avait encore plus mauvais caractère !

Elle descendait la rue, l'air de rien, contemplant de ci, de là, les cadavres jonchant le sol, à la recherche de quelque chose d'utile. En vain. Elle regarda aussi une femme qui berçait le cadavre de son enfant, comme si elle attendait qu'il se réveille. Vu ce qu'il en restait, il ne valait mieux pas, sinon, il allait la bouffer. Emy s'approcha d'elle, se pencha et lui posa une main sur l'épaule. La femme avait de grands yeux tristes, éclatés de larmes. Elle bouleversa son homologue. Cette dernière aurait aimé lui dire qu'elle ne devait pas rester là, lui expliquer que ça ne servait plus à rien, mais elle n'y parvint pas. Devant ses yeux défilaient sa peur de retrouver ses enfants dans le même état. Alors elle contempla cette mère à bout de vie, et lui montra la direction du camp militaire, en lui faisant signe d'y aller. L'autre serra plus fort son cadavre, et pleura dedans. Tant pis. Emily ne pouvait pas la forcer à vivre, si ?

Alors qu'elle avançait dans les décombres, elle entendait des reniflements, des soupirs, et les relents des zombies. Elle avait les doigts crispés sur sa batte, les sens aux aguets. Quelque chose, assez loin devant elle, rampait. C'était un corps souffrants, blessés, qui avait l'air mourant. Emily courut pour s'en approcher. Elle remarqua d'assez loin qu'il était strié de profondes entailles. Plus elle s'approchait, et plus elle semblait que les marques avaient été faites aux râteaux... Elle s'arrêta a quelques mètres et appela l'homme à terre. Dans son visage, elle vit la souffrance, mais ce qu'elle vit surtout, c'était qu'il n'avait plus d'âme. Elle leva en l'air sa batte et fonça sur sa proie comme une furie. Elle hurlait à chaque coup, comme si elle les recevait à la place de sa victime. Quand la tête n'en fut plus vraiment une, elle grogna :


"Saloperie, voyez donc ce que ça fait quand on s'acharne sur quelqu'un sans défense."

Elle rajouta un bon coup de pied pour retourner le corps et vérifia sa théorie du râteau. Il y avait quelqu'un ici qui n'avait pas l'intention de mourir. Avec un peu de chance, il n'était pas seule. La jeune femme avança encore un peu dans la grande rue. Il y avait beaucoup de poussière qui volait. Elle n'avait pas vue âme humaine capable de parler depuis plusieurs jours et se demandait s'il restait quelques gens sains dans le coin. Ou du moins, aussi sain qu'elle pouvait l'être, elle.
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Kayleigh Windsome
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MessageSujet: Re: Acharnement   Sam 1 Aoû - 21:48

D'un tempérament plutôt agité, je n'avais fait que déposer mes affaires dans le campement militaire sans avoir pris le temps de les ranger et surtout de m'installer confortablement.Du moins m'installer, car confortablement serait trop espéré.Je n'avais pas été envoyé sur les lieux pour me la couler douce.Les choses matérielles n'étaient pas essentielles pour moi, je n'avais besoin que d'un lieu où dormir, de matériel de toilette et de vivres.J'étais plutôt facile à vivre de ce côté là même si la cohabitation était plutôt difficile, due à mon sale caractère, je l'avoue.
Quoiqu'il en soit, je n'avais pas pris de temps pour moi et avais juste attaché à ma ceinture une gourde et mon revolver.Dans ma poche j'avais glissé le peu que j'avais pu en nourriture sèche.Elle me serait nécessaire si je rencontrais des habitants.Puis j'étais partie du campement en direction de la ville.

Quelques fois, je me disais que ma mission était quelque peu humanitaire et que je n'étais pas là seulement pour tuer les zombies qui envahissaient la ville.Je devais aussi aider les rares habitants encore en vie et cela représentait une bonne partie du travail que je devais effectué.Mon précédent patron avait insisté sur ce point, en m'expliquant bien que j'étais une femme.Jusque là il ne m'apprenait rien de nouveau et je n'avais pas compris son illusion.Par la suite, il s'expliqua davantage.Ainsi, il pensait qu'en étant une femme je pouvais mieux aider les gens et qu'ils me feraient plus confiance.Je trouvais cela ridicule mais il avait peut-être raison en fin de compte.

Le but de l'escapade d'aujourd'hui était bien précis, je devais visualiser l'ampleur des dégâts.Pour cela, je me dirigeai directement dans les grandes rues de la zone dévastée.J'y arriva sans grande peine et sans avoir dépensé beaucoup d'énergie, heureuse de ne pas avoir emporté tout un chargement avec moi et surtout d'être seule.

Mes sourcils et mes yeux se froncèrent devant tant d'horreur.Ici tout était déchiqueté et j'avais plus l'impression d'être dans un puzzle géant que dans une ville.Chaque débris était encore plus petit que ce qu'on pouvait s'imaginer.Oui, j'étais dans un puzzle de plusieurs millions de pièces.Un puzzle impossible à réaliser seule et en quelques jours.Il faudrait des années et beaucoup de main d'oeuvre pour reconstruire le New York d'autrefois.Le spectacle me faisait peine à voir et pourtant j'en avais vu des scènes de combat et des villes ravagées.Mais tout cela paraissait bien cruel lorsqu'on apprenait que les hommes étaient responsable indirectement du massacre.Bien sûr, ils n'étaient pas ceux qui rasaient la ville mais ils étaient ceux qui avaient crées ses monstres.Ils avaient pris le risque d'éradiquer la race humaine de la Terre en favorisant l'existence de zombies.C'était igne d'un film d'horreur, rien de plus.Ces scientifiques avaient loupés leurs vocations.

Une ombre au bout de la rue.Non, je n'avais pas rêvé, je venais bien d'apercevoir une silhouette debout au milieu de la chaussée, de l'autre côté et je nourrissais le sentiment que ce n'était pas un de ces êtres morbides.Peut-être parce qu'au fond de moi je redoutais cet affrontement comme je ne l'avais jamais fait auparavant?J'avais la chair de poule rien que d'y penser et je ne pensais pas être d'une nature froussarde.
Aussitôt, une main sur la crosse de mon revolver, toujours attachée à la ceinture de ma combinaison en cuir, je me mis à courir dans sa direction.En quelques secondes seulement je parvins devant elle et m'arrêta à un mètre d'elle, retirant doucement la main de mon arme.C'était une femme sans doute plus âgée que moi et à ses pieds gisait un cadavre.Je ne me permis pourtant pas de l'observer, ne pouvant pas baisser ma garde.Ne me voulant pas familière je m'interdis un sourire réconfortant, privilégiant une voix chaleureuse.

"Bonjour Madame, je suis militaire.Avez-vous besoin d'aide ou de soins?"

Je ne connaissais pas cette inconnue tout de noir vêtue, mais elle ne me paraissait pas très bavarde.Sur son visage, je lisais une haine incompréhensible.Que faisait-elle là?Habitait-elle ici avant le désastre ou y habitait-elle encore?Connaissait-elle du monde ici?Ou était sa famille?Autant de questions qui restaient pour l'instant sans réponse.


Dernière édition par Kayleigh Windsome le Dim 2 Aoû - 15:37, édité 1 fois
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Emily Hart
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MessageSujet: Re: Acharnement   Dim 2 Aoû - 12:19

Un militaire. Ou plutôt une. Qui aurait pu penser qu'ils osaient s'aventurer dans les terres dévastées ? Celle-ci ne portait pas ce qu'on aurait pu appeler un uniforme conventionnel. Même son visage ne l'était pas vraiment. Ses cheveux flirtant avec le blanc de la neige ou ses yeux d'un vert tranchant que l'on remarquait de loin. Non, cette militaire ne donnait pas réellement confiance en l'Etat. Elle laissait l'impression d'être chargée de l'extinction de la race humaine. De toute manière, les militaires n'étaient pas les complices de ce qui s'était passé ? S'ils avaient agit plus tôt, rien de tout cela ne se serait produit. Jessie...

Emily avait regardé fixement la femme courir vers elle. Elle n'était pas le moins du monde impressionnée, elle restait inexpressive face aux inconnus. De toute évidence, ce n'était pas une personne armée qui avait amoché un zombie à coup de râteau. Elles n'étaient pas seules dans cette rue. La jeune femme vêtue d'une mini-jupe remarqua immédiatement que l'autre n'avait pas lâché son arme pour poser la question. Au besoin, elle dégainerait et l'abattrait. Enfin, si elle en avait le temps...

Lorsque l'autre parla, Emily eut un pincement au coeur. Une militaire quand même... Connaissait-elle Jessie ? S'il était encore en vie, aurait-il déserté ou continuait-il à "protéger" les gens à la manière des militaires ? La plus âgée des deux femmes sentit son moral vacillé, tentant une percée sur le marbre de son visage, mais elle se contint et ne cilla pas. Elle calcula assez rapidement sa réponse et toute l'ironie de la question. De l'aide ? Mais qui n'avait pas besoin d'aide dans ces temps troublés ? A quoi pouvait donc penser cette imbécile de militaire avec une question pareille ? Quant aux soins, il lui restait quelques vieux bandages un peu salit qu'elle avait trouvé en même temps que ses vivres... Elle appuya le bout de sa batte sur le reste de la tête du cadavre et, avec un sourire sarcastique, presque fou, elle répondit d'une voix neutre, quoiqu'un peu cynique :


"Une militaire, seule, si loin de son camp ? Deviendriez-vous téméraire dans l'armée ?"

Elle avait décidé qu'elle ne pouvait se permettre de la sympathie au premier abord, surtout avec ce genre de personnes. Alors elle attendrait de pouvoir la cerner. Professionnelle ou humaine ? Elle aurait bien une personnalité cette jeune femme, encore inconsciente... Un bruit d'éboulis se fit une nouvelle fois entendre. Emily tourna la tête. Son coeur sembla s'arrêter de battre l'espace d'un instant. Elle aperçu l'ombre furtive d'un zombie. Le mur était tombé. C'était le dernier de la maison de la femme qui tenait encore debout. Quelles étaient les chances pour qu'elle soit encore en vie sous les décombres ? Très faibles... D'ailleurs, quelques âmes errantes se précipitaient déjà vers elle pour se délecter de sa chair. Elle avait eu de la chance dans son malheur, elle ne vivrait pas sans son enfant, et elle avait été suffisamment assommée pour ne pas réellement comprendre qu'on la mangeait vive. La tueuse murmura pour elle même :

"Repose en paix, toi qui n'avais pas la force de te battre."

Avant, elle aurait probablement eut tellement mal qu'elle serait tombée à terre. Mais maintenant, tout était différent. Tout cela n'aurait été que simagrées inutiles. Alors elle resta droite, tenant sur ses pieds, fière et puissante. Elle contempla sa militaire et avança dans la ruelle en faisant un signe pour qu'elle la suive. Finalement, elle ne l'ignorerait pas, ce n'était pas le moment de recevoir une balle dans le dos. Il n'y avait plus qu'à espérer qu'elle reste réellement à ses côtés...

"Par ici, il y a plus de zombie que de survivants. Les survivants ont quasiment terminé tous les vivres contenus dans les maisons, et les zombies ont fait de même avec les survivants. Les militaires ne devraient pas s'arrêter dans des rues si dégradées, il y a des zones pleines de survivants à évacuer."
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Kayleigh Windsome
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MessageSujet: Re: Acharnement   Dim 2 Aoû - 15:30

La population avait de quoi se méfier des militaires.Après tout, nous avions attendus beaucoup plus de temps que nécessaire pour déclarer la guerre aux zombies.Nous avions eus l'optimisme de croire que les scientifiques viendraient à bout, seuls, de leurs progénitures.Mais nous avions eus tort et n'avions fait qu'aggraver la situation en permettant la propagation de cette race.Nous payerons désormais notre inattention par la disparition de la race humaine à profit de celle des zombies.Une faute qui coûterait cher.Mais que pouvaient faire les simples officiers face aux commandants?Il était impossible de manquer de respect à son supérieur.Nous ne devions qu'exécuter les ordres.Si seulement nous avions su avant ce qui nous attendrait...

Une pression sur la batte qu'elle tenait, me rappela d'observer le cadavre.Une seconde suffit à me faire remarquer que la tête du zombie était complètement broyée.L'information monta à mon cerveau en quelques instants, me prouvant ainsi que je me trouvais face à une tueuse de haut niveau puisqu'elle était capable de commettre l'irréparable avec une batte de base ball.Me méfiant toujours d'elle, je restais toujours à une distance de sécurité même si j'aurais pu l'abattre.Non,il fallait que je la garde en vie, elle était relativement précieuse puisqu'elle était capable de tuer l'ennemi.
Un sourire orna son visage lorsque effrontée, elle me demanda si je n'étais pas trop audacieuse pour venir seule.Ne renonçant toujours pas à mon ton agréable, je répondis calmement.

"Il me semble que connaître l'ennemi est préférable lorsqu'on doit le combattre."

Je n'eus pas le temps d'épiloguer le sujet qu'un éboulement fit rage sur la maison voisine et celle-ci s'écroula sans ménagement.Quelques secondes seulement s'écoulèrent avant que mon interlocutrice ne prenne une nouvelle fois la parole, parlant pour elle-même cette fois.Connaissait-elle la victime puisqu'elle en parlait en connaissance de cause?Sinon comment aurait-elle su qu'elle n'avait pas la force de combattre.Qui était-elle vraiment?
La jeune femme m'observa un instant avant de s'enfoncer dans la ruelle, moi sur ses talons, évidemment.Sans un mot je la suivais, elle m'en apprendrait certainement plus que toute autre personne et mon devoir était de la sauver.Je ne pouvais la laisser errer dans une maison hantée par des êtres maléfiques, seule et avec comme seule arme un morceau de bois.Cela aurait été criminel.Ainsi, elle commença à m'expliquer la présence des habitants et des zombies dans ces coins tout en abordant la question sur l'importance des militaires sur une zone aussi dévastée alors qu'ils auraient pu être utiles ailleurs.M'accordait-elle sa confiance pour me livrer autant d'informations?En tout cas, cela devrait être quelque chose du genre.

"Je sais qu'il est difficile d'admettre que nous faisons de notre mieux puisqu'il y a tant de pertes humains, mais c'est la vérité.Nous ne sommes que des hommes qui certes sont arrivés trop tard, mais qui sont désormais là."


Sympathie..Respect...Pourquoi ressentais-je ces émotions face à cette femme?Pourquoi avais-je envie de rester agréable avec elle alors qu'elle me portait pas un si grand respect?Je ressentais une profonde pitié envers elle, comme si je pouvais lire sur son visage les horreurs de son passé.Je ne savais rien d'elle et pourtant je ne souhaitais que l'aider.Tout en elle m'inspirait lune profonde pitié pour ce qu'elle avait vécut, vivait et vivrait encore.Personne ne devait vivre ça et encore moins la population non entraînée.
Tranquillement, j'entrepris de lui expliquer le but de ma visite.

"Je suis arrivée il y a quelques heures au campement et n'y suis pas resté.Non que je ne sois pas en mauvais termes envers mes collègues, mais il fallait que je vois de mes propres yeux l'étendue du massacre.Ici, est la zone la plus ravagée de la ville.Il est nécessaire de connaître la procédure de nos ennemis, leur méthodes pour tuer ainsi que le reste.C'est ici que j'apprendrais comment me défendre face à eux.C'est seulement après que nous pourrons établir des stratégies. "
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